Imaginez-vous enfermé pendant plus d’un an dans un hangar de 158 m², imprimé en 3D, sans air frais, avec un délai de communication de 22 minutes avec l’extérieur. C’est le quotidien des volontaires de la mission CHAPEA de la NASA, qui simule la vie sur Mars… sur Terre. Le but ? Préparer les futures missions interplanétaires en testant la résistance humaine à l’isolement, à la promiscuité et aux contraintes extrêmes.
Un habitat futuriste : Mars Dune Alpha
Construit par des imprimantes 3D géantes, cet habitat de 158 m² est divisé en plusieurs zones : quartiers privés, cuisine, salle de sport, espace de travail, et même une zone pour cultiver des légumes. Les volontaires y vivent comme de véritables astronautes : ils portent des combinaisons lors des sorties simulées, subissent des pannes d’équipement programmées, et doivent gérer l’isolement prolongé et le stress. La nourriture est en partie cultivée sur place, comme sur Mars.
Un salaire de 60 000$ pour un an de claustration
Les participants sont rémunérés environ 10 dollars de l’heure éveillée (16h/jour), soit près de 60 000 dollars sur l’année. Un montant qui peut sembler modeste vu les conditions, mais qui attire pourtant de nombreux candidats. La mission 2 a débuté le 19 octobre 2025 et se termine le 31 octobre 2026. La NASA recrute déjà pour une prochaine mission Lune-Mars prévue à partir d’août 2027.
Comment postuler ?
Pour être sélectionné, il faut être citoyen américain ou résident permanent, âgé de 30 à 55 ans, en bonne santé, et posséder un diplôme en sciences, ingénierie ou mathématiques. Les candidats doivent aussi passer une batterie de tests psychologiques et médicaux. La NASA recherche des profils résistants au stress, capables de gérer la fatigue chronique en mission et les conflits interpersonnels.










