Un éternuement, c’est quoi ?
L’éternuement est un réflexe puissant. Quand quelque chose irrite l’intérieur de votre nez – un grain de poussière, du pollen, un virus – votre cerveau envoie un signal urgent. Les muscles de votre poitrine, de votre diaphragme et de votre gorge se contractent violemment. L’air est alors expulsé par le nez et la bouche à une vitesse impressionnante : 166 km/h. Pour donner un ordre d’idée, c’est plus rapide que la vitesse maximale d’une voiture de Formule 1 sur un circuit urbain (environ 150 km/h).
La toux, un autre réflexe, un peu moins rapide
La toux, elle, est déclenchée par une irritation plus basse, dans la trachée ou les bronches. Le mécanisme est similaire, mais l’air sort surtout par la bouche, et à une vitesse moindre : environ 100 km/h. C’est encore très rapide – l’équivalent d’une voiture sur autoroute – mais nettement moins qu’un éternuement.
Pourquoi une telle différence de vitesse ?
- Le trajet de l’air : Lors d’un éternuement, l’air doit passer par les cavités nasales, plus étroites et tortueuses que la bouche. Cela crée une accélération supplémentaire (comme le jet d’eau quand on pince le tuyau d’arrosage).
- La puissance musculaire : L’éternuement mobilise davantage de muscles abdominaux et thoraciques. La pression accumulée avant l’expulsion est plus élevée.
- Le rôle du voile du palais : Pendant l’éternuement, le voile du palais se soulève et dirige l’air vers le nez, ce qui augmente la vélocité.






