Un arôme aux origines surprenantes
Le castoréum est une substance produite par les glandes anales du castor. Oui, vous avez bien lu. Cette sécrétion, mélangée à l’urine, sert au castor à marquer son territoire. Mais voilà : elle dégage une odeur puissante de vanille, de framboise ou de cuir, selon les concentrations. De quoi intriguer les chimistes et les gourmets.
De la fourrure à la glace
Au XIXe siècle, les trappeurs nord-américains récoltaient le castoréum pour la parfumerie. Puis, des industriels eurent l’idée de l’utiliser comme arôme alimentaire. Il remplaçait la vanille, alors rare et chère, dans les glaces, les pâtisseries et même les boissons. On le retrouvait aussi dans les sirops et les bonbons. Imaginez : votre glace à la vanille préférée contenait peut-être un soupçon de castor.
Pourquoi est-ce devenu rare ?
- Coût et éthique : Récolter le castoréum demande de tuer l’animal. Avec la montée des préoccupations animales, les industriels ont cherché des alternatives.
- Synthèse chimique : La vanilline, composé principal de l’arôme vanille, est aujourd’hui produite de manière synthétique à moindre coût.
- Réglementation : Aux États-Unis, la FDA le classe toujours comme “generally recognized as safe” (GRAS), mais son usage a chuté.
Aujourd’hui, moins de 1% des arômes vanille contiennent du castoréum. On le trouve encore dans quelques parfums de luxe ou produits artisanaux.








