Dans les années 1970 et 1980, un mystérieux prospectus photocopié circule en France. Ce document liste des additifs alimentaires courants, comme l’acide citrique (E330), en les qualifiant de “cancérogènes toxiques”. Il usurpe le nom du célèbre hôpital de cancérologie de Villejuif, ce qui lui donne une crédibilité trompeuse.
La mécanique du canular
Le tract prétendait que des additifs comme l’E330 (acide citrique) ou l’E250 (nitrite de sodium) étaient extrêmement dangereux. En réalité, l’acide citrique est totalement inoffensif et présent naturellement dans les agrumes. Le tract jouait sur la peur des propagation des canulars en ligne, mais à une époque où l’information se diffusait par photocopies.
Un impact massif
Ce faux document a terrorisé des millions de foyers. Les gens jetaient des aliments contenant les additifs listés, provoquant un gaspillage énorme. L’hôpital de Villejuif a dû publier des démentis, mais le mal était fait. Ce cas illustre parfaitement comment une fausse information peut se répandre, bien avant l’ère numérique.










