Un médicament efficace, mais introuvable
Le mpox, anciennement appelé variole du singe, a fait la une des journaux en 2022. Mais ce que beaucoup ignorent, c’est qu’un traitement antiviral existe. Il s’appelle le tecovirimat (ou ST-246). Développé à l’origine contre la variole, il s’est révélé très efficace contre le mpox lors d’essais cliniques. Pourtant, il reste quasiment inaccessible dans les pays les plus touchés, notamment en Afrique.
Pourquoi un tel gâchis ?
La réponse tient en un mot : rentabilité. Les laboratoires pharmaceutiques sont des entreprises. Leur objectif est de générer des profits. Or, le mpox touche principalement des populations pauvres, souvent dans des zones reculées. Les gouvernements de ces pays n’ont pas les moyens d’acheter de grandes quantités de médicaments. Résultat : aucune incitation financière pour les labos à produire le tecovirimat à grande échelle.
Un exemple frappant
Pendant l’épidémie de 2022, les pays riches ont pu se procurer le vaccin contre le mpox. Mais le traitement antiviral, lui, est resté en quantité limitée. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a tenté de négocier des accords, mais sans succès. Les laboratoires préfèrent investir dans des médicaments plus lucratifs, comme ceux contre le cancer ou les maladies chroniques.
« Le tecovirimat est un exemple parfait de l’échec du marché à répondre aux besoins de santé des plus vulnérables. » – Dr. Jean-Paul K., épidémiologiste






