logo-lu-pour-toi-original (Personnalisé)

Clarifier • Comprendre • Décrypter

La santé mentale ne concerne pas que les autres

Non, la santé mentale ne concerne pas que certaines personnes. Elle nous touche tous, à différents degrés.

La santé mentale, une affaire de tous

Quand on entend « santé mentale », on pense souvent aux troubles graves, comme la schizophrénie ou la bipolarité. On imagine que cela ne concerne que des personnes « fragiles » ou « différentes ». Pourtant, la santé mentale, c’est comme la santé physique : tout le monde en a une. Elle fluctue au fil de la vie, selon les épreuves, le stress, les joies.

Prenons un exemple : vous avez une grosse semaine au travail, vous dormez mal, vous êtes irritable. Votre santé mentale est affectée, même si vous n’avez pas de diagnostic. Ou alors, après une rupture, vous vous sentez triste et vide. C’est normal. La santé mentale, c’est un continuum : on peut aller très bien, un peu moins bien, ou très mal. Et ça change.

Le problème, c’est que beaucoup de gens pensent que ça n’arrive qu’aux autres. Du coup, ils n’osent pas parler de leurs difficultés, de peur d’être jugés. Ils gardent tout pour eux, et ça peut empirer. Or, prendre soin de sa santé mentale, c’est aussi simple que de faire du sport ou de manger équilibré. Parler à un ami, faire une pause, respirer, ça compte.

Alors non, la santé mentale n’est pas réservée à une élite de « malades ». Elle nous concerne tous, à chaque instant. Et c’est une bonne nouvelle : cela signifie que nous avons tous les moyens d’agir pour aller mieux.

Ce que disent les études sur la santé mentale

Les chercheurs sont formels : la santé mentale est un enjeu universel. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une personne sur quatre connaîtra un trouble mental au cours de sa vie. Cela signifie que dans une famille, un groupe d’amis ou une entreprise, il y a de fortes chances que quelqu’un soit concerné. Mais attention : avoir un trouble mental ne veut pas dire être « fou » ou dangereux. La plupart des gens vivent avec des symptômes légers à modérés, comme de l’anxiété ou une dépression passagère.

Une étude de l’Inserm montre que le stress quotidien, le manque de sommeil et l’isolement social sont des facteurs qui fragilisent notre santé mentale. Et ça, cela peut arriver à n’importe qui. Un licenciement, un deuil, une maladie, mais aussi des événements positifs comme un mariage ou une promotion peuvent provoquer un déséquilibre.

Le plus frappant, c’est que beaucoup de personnes ne cherchent pas d’aide par peur du regard des autres. Pourtant, des traitements existent, et la parole se libère peu à peu. Des campagnes comme « Les Zèbres » ou « Mental Health Europe » rappellent que la santé mentale est l’affaire de tous. En parler, c’est déjà faire un pas vers le mieux-être.

Ce qu'on oublie trop souvent

On oublie que la santé mentale ne se résume pas aux maladies. C’est aussi notre capacité à gérer le stress, à être créatif, à aimer, à travailler. Quand on va bien mentalement, on est plus résilient, plus heureux. Et quand on va moins bien, ce n’est pas une faiblesse. C’est humain.

On oublie aussi que les enfants, les ados, les personnes âgées sont tout autant concernés. Un enfant qui se fait harceler à l’école, un ado qui doute de lui, un senior qui se sent seul : leur santé mentale est en jeu. Et pourtant, on a tendance à minimiser leurs souffrances.

Enfin, on oublie que prendre soin de sa santé mentale, ce n’est pas réservé à ceux qui vont mal. C’est comme faire du sport pour éviter les problèmes cardiaques. On peut tous faire des gestes simples : dormir suffisamment, avoir des relations sociales, s’accorder des moments de calme. C’est à la portée de chacun.

Une nuance importante

Bien sûr, il faut nuancer. Tout le monde ne vit pas les mêmes difficultés. Certaines personnes ont des prédispositions génétiques ou des traumatismes qui les rendent plus vulnérables. Et les troubles graves nécessitent un suivi médical. Mais cela ne signifie pas que les autres sont à l’abri. La frontière est floue.

Dire que la santé mentale concerne tout le monde, ce n’est pas nier la souffrance de ceux qui sont très malades. C’est au contraire inclure tout le monde dans la conversation, pour que personne ne se sente seul ou stigmatisé. La santé mentale est un spectre, et chacun se situe quelque part sur ce spectre à un moment donné.

À retenir

La santé mentale n’est pas une question de « certains » ou de « fragiles ». Elle nous concerne tous, à différents degrés et à différents moments de la vie. En prendre soin, c’est aussi naturel que de se brosser les dents. Parler de ses émotions, demander de l’aide quand ça ne va pas, écouter les autres : voilà des gestes simples qui changent tout.

Alors, la prochaine fois que vous entendrez « santé mentale », pensez à vous, à vos proches, à tout le monde. Et souvenez-vous : c’est normal de ne pas aller bien parfois. L’important, c’est d’en parler.

Qui a redigé cet article ?
Partager sur :

Laisser un commentaire

Du même auteur

Les gens calmes ne sont jamais stressés : mythe ou réalité ?
Le stress vient seulement du travail : une idée reçue à déconstruire
Penser positivement réduit-il vraiment le stress ?

Lire aussi

Pourquoi votre corps oublie le stress (et c'est une bonne nouvelle)
Le stress n'est pas qu'une histoire de tête : les faits surprenants
Le stress est-il vraiment toujours mauvais ?
Améliorer l'article

Aidez-nous à rendre cet article impeccable. Proposez un ajustement ou signalez une erreur en un clin d’œil.

ou sinon
ou