Vous avez sûrement déjà entendu parler des calories négatives. L’idée est tentante : certains aliments demanderaient tellement d’énergie à être digérés qu’ils feraient perdre du poids, même en les mangeant. Le céleri est souvent cité comme l’exemple parfait. Mais est-ce vraiment vrai ?
Comment est née cette idée ?
Dans les années 1980, des régimes ont popularisé l’idée que des aliments comme le céleri, le concombre ou la pomme verte auraient un bilan énergétique négatif. L’argument : ils contiennent si peu de calories que le simple fait de les mâcher et de les digérer en brûlerait plus qu’ils n’en apportent. Une aubaine pour ceux qui veulent maigrir sans effort.
Ce que dit vraiment la science
En réalité, le corps humain est bien trop efficace pour ça. La thermogenèse alimentaire – l’énergie dépensée pour digérer – représente environ 10% des calories ingérées. Pour le céleri, qui apporte environ 6 calories par branche, la digestion n’en brûle qu’une infime partie. Rien à voir avec un bilan négatif. Des études ont montré que même les aliments les plus faibles en calories ont un bilan énergétique positif.
Exemple concret : le céleri
- Une branche de céleri : environ 6 calories.
- Énergie dépensée pour mâcher et digérer : moins de 1 calorie.
- Bilan : positif de 5 calories.
Le mythe est donc définitivement enterré. Mais alors, pourquoi continue-t-on à l’entendre ? Parce qu’il est séduisant et qu’il donne bonne conscience. Mais attention : croire aux calories négatives peut vous pousser à manger des aliments sains en pensant qu’ils brûlent des graisses, alors que la réalité est plus complexe.
“Le céleri n’a pas de calories négatives, mais il reste un excellent légume pour la santé.”







