En mai 2023, l’Espagne a vécu un moment politique inédit. Mar Galcerán, 45 ans, a été élue députée au Parlement régional de Valence. Ce qui frappe dans cette élection, c’est qu’elle est la première femme porteuse de trisomie 21 à siéger dans une assemblée parlementaire en Espagne. Mais pour elle, l’essentiel est ailleurs : « Je ne veux pas qu’on me regarde comme un symbole, mais comme une élue qui travaille pour les citoyens. »
Un parcours militant de longue date
Avant d’entrer en politique, Mar Galcerán était déjà une figure connue dans le milieu associatif. Membre active de l’Association pour les personnes avec trisomie 21 de la Communauté valencienne (Asindown), elle a milité pendant des années pour l’inclusion scolaire, professionnelle et sociale. Son engagement lui a valu d’être repérée par le Parti Populaire (PP), qui l’a inscrite sur sa liste pour les élections régionales.
Une élection saluée, mais pas sans critiques
Si son élection a été largement célébrée par les médias et les associations, certains ont émis des doutes sur ses capacités à exercer pleinement son mandat. À cela, Mar répond avec simplicité : « Je sais ce que je peux faire et ce que je ne peux pas faire. J’ai une équipe pour m’aider, comme tout élu. » Elle insiste sur le fait qu’elle n’est pas une « candidate alibi », mais une militante politique à part entière.
Une avancée pour la représentation
Son élection s’inscrit dans un mouvement plus large de représentation des personnes handicapées dans les instances politiques. En France, par exemple, le nombre d’élus en situation de handicap reste très faible, malgré les lois sur l’accessibilité. Le cas de Mar Galcerán montre qu’il est possible de franchir le pas, à condition que les partis politiques s’ouvrent réellement à la diversité.






