Vous avez sûrement déjà entendu cette phrase dans une salle de sport, dans un film ou sur les réseaux sociaux : “Sans douleur, pas de résultats”. Ce mantra, souvent traduit par “no pain, no gain”, est devenu une sorte de loi dans l’univers du fitness. Mais d’où vient-il exactement ?
L’expression remonte aux années 1980, popularisée par des coachs bodybuilders et des programmes d’entraînement intensif comme l’aérobic de Jane Fonda. À l’époque, l’idée était de pousser le corps à ses limites pour provoquer des adaptations musculaires. La douleur était perçue comme un signal de progression, une preuve que l’on avait travaillé dur.
Pourtant, cette croyance est aujourd’hui largement remise en question par les scientifiques et les professionnels de santé. La douleur n’est pas un indicateur fiable de l’efficacité d’un entraînement. Au contraire, elle peut être le signe d’une mauvaise technique, d’un surentraînement ou d’une blessure imminente.
Alors pourquoi ce mythe persiste-t-il ? Peut-être parce que notre société valorise la performance et le dépassement de soi. Mais la réalité est plus nuancée : on peut obtenir des résultats sans souffrir, simplement en étant régulier et à l’écoute de son corps.







