L’histoire fait froid dans le dos. Une adolescente américaine, qui vapotait en secret depuis l’âge de 14 ans, a été diagnostiquée avec une bronchiolite oblitérante, une maladie pulmonaire rare et irréversible surnommée le « poumon de pop-corn ». Pendant trois ans, elle a inhalé des substances sans imaginer les dégâts irréversibles qu’elles causaient à ses poumons.
Qu’est-ce que la bronchiolite oblitérante ?
Cette pathologie détruit les petites voies respiratoires, les bronchioles, qui se bouchent et se cicatrisent. Résultat : un essoufflement progressif, une toux chronique, des sifflements et une fatigue persistante. Il n’existe aucun traitement curatif : les lésions sont définitives. Le nom « poumon de pop-corn » vient d’une épidémie survenue au début des années 2000 dans une usine de pop-corn micro-ondes, où les ouvriers avaient inhalé du diacétyle, un arôme beurré.
Le diacétyle : un arôme toujours présent
Bien que le diacétyle ait été retiré de nombreux produits, il reste présent dans certains liquides de vapotage, notamment ceux aux saveurs gourmandes. Des substituts, comme l’acétylpropionyl, pourraient présenter des risques similaires. Ce cas rappelle que les arômes ne sont pas inoffensifs et que leur inhalation peut avoir des conséquences dramatiques.
Pour éviter de tomber dans le piège des idées reçues, apprenez à repérer les fausses informations santé qui circulent sur les réseaux sociaux.
Un phénomène inquiétant chez les jeunes
De nombreux adolescents vapotent en cachette, souvent en minimisant les risques. Pourtant, les cas de maladies pulmonaires liées au vapotage se multiplient. La crise Évali de 2019 aux États-Unis, avec 68 décès et plus de 2 800 hospitalisations, avait déjà sonné l’alarme. Aujourd’hui, ce nouveau cas ravive les craintes et souligne l’urgence d’informer les jeunes.









