Une idée reçue qui a la vie dure
On entend souvent dire que la longévité est avant tout une affaire de gènes. Si vos parents ont vécu vieux, vous auriez hérité d’un “bon patrimoine”. À l’inverse, des antécédents familiaux de maladies seraient une sorte de condamnation. Pourtant, les recherches récentes bousculent cette vision simpliste. Le Dr Denys Coester, spécialiste reconnu en prévention, affirme haut et fort : “Pour vieillir en bonne santé, tout n’est pas qu’une question de gènes.” Une déclaration qui redonne de l’espoir à ceux qui pensaient leur avenir écrit d’avance.
L’épigénétique : notre mode de vie aux commandes
Ce qui change la donne, c’est l’épigénétique. En clair, nos gènes ne sont pas des interrupteurs figés. Notre alimentation, notre sommeil, notre gestion du stress ou encore notre activité physique peuvent activer ou désactiver certains gènes. C’est un peu comme si nous avions un tableau de bord génétique : les gènes sont là, mais ce sont nos habitudes qui décident quels voyants s’allument. Ainsi, même avec des prédispositions, il est possible de repousser les limites de l’âge en adoptant les bonnes pratiques.
Le programme préventif du Dr Coester : les piliers
Le Dr Coester propose une approche concrète, loin des promesses miracles. Selon lui, la prévention repose sur quatre piliers fondamentaux :
- Nutrition anti-inflammatoire : privilégier les aliments complets, les bonnes graisses (oméga-3) et réduire les sucres rapides.
- Activité physique régulière : pas besoin de devenir un athlète, mais bouger chaque jour, idéalement 30 minutes de marche rapide.
- Gestion du stress : la méditation, la cohérence cardiaque ou simplement des moments de calme sont essentiels.
- Sommeil réparateur : 7 à 8 heures par nuit, dans l’obscurité et sans écrans avant de se coucher.
Ces habitudes, si elles sont tenues dans la durée, peuvent littéralement transformer notre santé et contribuer à créer des cerveaux résistants au vieillissement.









