Un défi entre amis qui tourne mal
En 2010, Sam Ballard, un rugbyman australien de 19 ans, participe à une soirée bien arrosée avec des amis. Sous l’effet de l’alcool, il relève un défi stupide : avaler une limace de jardin vivante. Ce geste, filmé par ses camarades, allait changer sa vie à jamais. Ce que Sam ignorait, c’est que la limace était porteuse d’un parasite redoutable : le ver pulmonaire du rat (Angiostrongylus cantonensis).
Un parasite aux conséquences terribles
Ce parasite se transmet habituellement par les excréments de rongeurs, mais les limaces peuvent s’infecter en les ingérant. Chez l’humain, il provoque une méningo-encéphalite, une inflammation du cerveau et des méninges. Les symptômes apparaissent souvent plusieurs semaines après l’infection : maux de tête intenses, raideur de la nuque, nausées. Dans le cas de Sam, l’évolution a été foudroyante.
Un coma de 420 jours et un réveil cauchemardesque
Quelques jours après le pari, Sam se plaint de douleurs insupportables. Il est hospitalisé et tombe dans un coma profond qui durera 420 jours. Quand il se réveille, il est tétraplégique, incapable de bouger ses membres. Sa famille raconte que son esprit est resté intact, mais son corps est prisonnier. Il nécessite des soins 24 heures sur 24.
Huit ans de lutte, puis la mort
Sam a survécu huit ans dans cet état, soutenu par sa mère, ses proches et des soignants dévoués. Il est décédé le 2 novembre 2018, à l’âge de 28 ans. Son histoire a fait le tour du monde, rappelant que des actes anodins peuvent avoir des conséquences irréversibles. Les signaux corporels trompeurs ne préviennent pas toujours du danger, comme le montrent d’autres cas de limites physiques invisibles.













