Quand on pense à l’autisme, on imagine souvent un garçon passionné par les trains, qui évite le regard et a du mal à comprendre les autres. Cette image est si répandue que beaucoup pensent encore que l’autisme est une condition masculine. Pourtant, les femmes sont aussi concernées. Simplement, elles sont diagnostiquées bien plus tard, voire jamais. Pourquoi ? Parce qu’elles développent des stratégies pour masquer leurs particularités et se fondre dans la masse.
Le mythe du garçon autiste
Historiquement, les premiers travaux sur l’autisme se sont concentrés sur des garçons. Les critères de diagnostic ont donc été construits sur des comportements typiquement masculins : intérêts restreints pour des sujets techniques, difficultés sociales évidentes. Résultat : les filles qui ne correspondent pas à ce profil passent inaperçues.
Un rapport de diagnostic déséquilibré
Aujourd’hui, on estime que pour une fille autiste diagnostiquée, trois garçons le sont. Mais les études récentes suggèrent que le vrai ratio serait plus proche de 2 garçons pour 1 fille. Cela signifie qu’il y a des milliers de femmes qui vivent sans savoir qu’elles sont autistes.
Le masquage : une compétence de survie
Dès leur plus jeune âge, les filles apprennent à imiter les comportements sociaux des autres. Elles observent, reproduisent les gestes, les expressions faciales, les intonations. Ce masquage social demande une énergie considérable et peut mener à l’épuisement, mais il permet de passer inaperçues. Voici quelques exemples concrets :
- Forcer le contact visuel même si cela est inconfortable.
- Répéter des phrases toutes faites pour paraître naturelle.
- Rire aux blagues sans vraiment les comprendre.
- Changer de centre d’intérêt pour correspondre à celui du groupe.







