On entend parfois cette phrase : « Le burnout, c’est pour ceux qui ne veulent pas bosser. » Une idée tenace, mais qui mérite qu’on s’y attarde. Car si on regarde de près, le burnout touche souvent des personnes très investies, parfois même perfectionnistes. Alors, d’où vient cette confusion entre paresse et épuisement ?
La paresse, c’est l’absence d’envie de faire quelque chose. Le burnout, c’est l’incapacité à continuer, malgré l’envie. Ce sont deux états totalement différents. Pourtant, dans notre société où la productivité est reine, on a tendance à étiqueter « paresseux » celui qui ralentit. Mais est-ce que quelqu’un qui travaille 60 heures par semaine, qui ne prend pas de vacances et qui finit par craquer est vraiment paresseux ? Pas vraiment.
En réalité, le burnout est souvent le résultat d’un déséquilibre entre l’investissement et les ressources. On donne beaucoup, mais on ne reçoit pas assez en retour : reconnaissance, soutien, sens. À force, la machine s’épuise. Rien à voir avec la flemme.






