En 2012, une étude publiée dans le prestigieux New England Journal of Medicine a fait le tour du monde. Son constat ? Les pays où l’on mange le plus de chocolat par habitant sont aussi ceux qui comptent le plus de lauréats du Prix Nobel. La Suisse, championne de la consommation de chocolat, arrive en tête du classement des Nobel par habitant. La Suède, la Norvège, l’Allemagne suivent. À l’inverse, des pays comme la Chine ou le Brésil, où l’on consomme moins de chocolat, ont moins de Nobel.
Un graphique qui parle à tous
Le Dr Franz Messerli, cardiologue à l’origine de l’étude, a même tracé un graphique montrant une corrélation presque parfaite entre ces deux données. Plus il y a de chocolat, plus il y a de Nobel. Forcément, les médias se sont emparés de cette information : « Mangez du chocolat, vous deviendrez peut-être Prix Nobel ! »
Le piège de la corrélation
Mais attention : corrélation ne signifie pas causalité. Le fait que deux choses évoluent ensemble ne prouve pas que l’une cause l’autre. Par exemple, on pourrait aussi montrer que plus il y a de piscines, plus il y a de Prix Nobel. Pourtant, personne ne croit que nager rend génial. C’est un effet des écrans sur l’intelligence qui est souvent mal interprété, comme ici.









