Quand on scrolle sur TikTok ou Instagram, on a l’impression que l’appli lit dans nos pensées. Un chat qui fait du skate, une recette de pâtes, une vidéo de méditation… tout semble parfaitement adapté à nos goûts. On se dit alors : « Les algorithmes sont trop forts, ils savent exactement ce que j’aime. » Mais est-ce vraiment le cas ?
En réalité, les algorithmes ne se contentent pas de refléter vos préférences. Ils les façonnent aussi. Leur objectif principal n’est pas de vous faire plaisir, mais de vous garder le plus longtemps possible sur l’application. Pour ça, ils apprennent à repérer ce qui retient votre attention, même si ce n’est pas ce que vous aimez vraiment. Par exemple, une vidéo qui vous énerve peut vous faire réagir, commenter, partager. L’algorithme enregistre cette interaction et vous en montre davantage, croyant que ça vous « intéresse ».
On parle souvent de bulles de filtres : ces espaces où on ne voit que des contenus similaires, ce qui renforce nos opinions sans jamais les confronter à d’autres points de vue. Mais tout n’est pas si noir. Les algorithmes peuvent aussi nous faire découvrir des choses qu’on n’aurait jamais cherchées. Le problème, c’est qu’on ne contrôle pas vraiment ce qui est « pertinent » pour nous. C’est un peu comme si un ami décidait à notre place ce qu’on devrait aimer, en se basant sur nos réactions les plus impulsives.






