Il y a quelques années, une phrase a fait le tour du web : « Les contenus courts réduisent le QI ». On l’a vue dans des articles, des posts LinkedIn, des conférences TEDx. L’idée est simple : à force de consommer des vidéos de 15 secondes, des tweets ou des stories, notre cerveau perdrait sa capacité à réfléchir en profondeur. On deviendrait moins intelligents, plus impulsifs, incapables de lire un livre ou de suivre un raisonnement complexe.
Cette critique des nouveaux formats n’est pas nouvelle. Dans les années 1950, on disait la même chose de la télévision. Dans les années 1990, c’était au tour des jeux vidéo. Chaque nouvelle technologie de l’information suscite la peur d’un déclin intellectuel. Mais qu’en est-il vraiment ? Est-ce que regarder des vidéos courtes ou lire des tweets abaisse notre quotient intellectuel ?
Avant de répondre, il faut distinguer deux choses : l’effet sur l’attention à court terme et l’impact sur l’intelligence générale. Le QI mesure certaines capacités cognitives comme le raisonnement logique, la mémoire de travail ou la compréhension verbale. Il n’est pas directement lié à la durée des contenus que l’on consomme. Mais alors, d’où vient cette croyance ?






