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L’huile de coco est-elle vraiment bonne pour la santé ?

L'huile de coco est riche en gras saturés. L'American Heart Association recommande de la limiter. Voici pourquoi.

Huile de coco : mythes et réalités

Une huile très prisée, mais controversée

L’huile de coco a connu un véritable engouement ces dernières années. On la retrouve dans les régimes « healthy », les recettes de beauté maison et même dans les smoothies. Pourtant, les scientifiques tirent la sonnette d’alarme. L’huile de coco est composée à près de 85 % de gras saturés, ce qui la place bien au-dessus du beurre (environ 64 %).

Que disent les autorités de santé ?

En 2017, l’American Heart Association (AHA) a publié un avis qui a fait du bruit : elle déconseille l’utilisation d’huile de coco. Selon l’AHA, les gras saturés augmentent le mauvais cholestérol LDL, un facteur de risque pour les maladies cardiaques. L’organisation recommande de les remplacer par des gras insaturés, comme ceux de l’huile d’olive ou de canola.

Des chiffres qui parlent

Pour un apport de 2000 calories par jour, l’AHA conseille de limiter les gras saturés à 13 grammes. Concrètement :

  • Huile de canola : 13 cuillères à soupe pour atteindre la limite
  • Huile d’olive : 6,5 cuillères à soupe
  • Huile de coco : seulement 1 cuillère à soupe !

Autrement dit, une simple cuillère d’huile de coco vous fait déjà frôler la limite recommandée. Pas de quoi en abuser.

Ce que la science dit vraiment

Les études sur le cholestérol

Plusieurs études ont comparé l’effet de l’huile de coco à d’autres huiles. Résultat : l’huile de coco augmente le cholestérol total et le LDL davantage que les huiles insaturées. Par exemple, une étude de 2016 dans la revue Lipids a montré que l’huile de coco augmentait le LDL de 10 % par rapport à l’huile d’olive.

Les acides gras à chaîne moyenne : un argument marketing ?

On entend souvent que l’huile de coco contient des triglycérides à chaîne moyenne (TCM), qui seraient mieux métabolisés. C’est vrai, mais en petite quantité. L’huile de coco ne contient que 14 % de TCM, contre 66 % d’acide laurique, un gras saturé à chaîne longue qui se comporte comme les autres gras saturés.

Position des organismes de santé

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de limiter les gras saturés à moins de 10 % de l’apport énergétique total. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) en France va dans le même sens. Aucune autorité ne recommande l’huile de coco comme une huile de choix pour la santé cardiovasculaire.

« L’huile de coco n’est pas un super-aliment. C’est une source de gras saturés qui, consommée en excès, peut nuire à la santé cardiaque. » – Résumé des recommandations de l’AHA.

Ce qu'on oublie de dire

Le contexte alimentaire global

On oublie souvent que l’effet d’un aliment dépend de l’ensemble de l’alimentation. Si vous remplacez des aliments transformés par de l’huile de coco, l’effet net peut être positif. Mais si vous ajoutez de l’huile de coco à une alimentation déjà riche en gras saturés, le risque augmente.

Les autres usages de l’huile de coco

L’huile de coco n’est pas seulement un aliment. Elle est utilisée en cosmétique, pour la cuisson à haute température (car elle supporte bien la chaleur) ou dans les régimes cétogènes. Dans ces contextes, ses effets sur la santé sont à évaluer différemment.

Nuance : tout n'est pas noir ou blanc

Toutes les huiles de coco ne se valent pas

L’huile de coco vierge, extraite à froid, contient des polyphénols antioxydants qui pourraient avoir des effets bénéfiques. Mais ces bienfaits ne compensent pas l’effet négatif des gras saturés.

Le rôle du mode de vie

Une personne active, avec une alimentation équilibrée, peut consommer de l’huile de coco avec modération sans risque majeur. Le problème vient de la surconsommation et de la croyance qu’il s’agit d’un « super-aliment ».

« L’huile de coco n’est ni un poison ni un remède. C’est une huile comme une autre, à utiliser avec parcimonie. »

Ce qu'il faut retenir

L’essentiel en trois points

  • L’huile de coco est riche en gras saturés (85 %), ce qui peut augmenter le mauvais cholestérol LDL.
  • Les autorités de santé déconseillent son usage régulier, surtout pour les personnes à risque cardiaque.
  • Une cuillère à soupe par jour suffit à atteindre la limite recommandée de gras saturés.

À retenir pour votre alimentation

Si vous aimez l’huile de coco, pas de panique. Vous pouvez en consommer occasionnellement, mais ne la considérez pas comme une huile de base. Privilégiez les huiles riches en gras insaturés comme l’huile d’olive, de colza ou de noix pour la cuisson et l’assaisonnement.

Le mot de la fin

L’huile de coco n’est pas un super-aliment. Les preuves scientifiques sont claires : elle n’est pas bénéfique pour la santé cardiovasculaire. Comme le dit l’American Heart Association, mieux vaut la limiter. Mais cela ne signifie pas qu’il faut la diaboliser : une consommation modérée, dans le cadre d’une alimentation globalement saine, ne pose pas de problème majeur. L’essentiel est de garder une vision d’ensemble et de ne pas se laisser aveugler par les tendances.

« En nutrition, il n’y a pas d’aliments miracles, seulement des équilibres à trouver. »

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