L’histoire de Lyhanna, cette petite fille dont la vie a été fauchée dans des circonstances atroces, nous touche tous en plein cœur. C’est un de ces drames qui semblent défier toute logique, qui nous laisse sans voix et avec une seule question : comment est-ce possible ?
Le choc qui nous fige
Quand on apprend ce genre de nouvelle, notre premier réflexe est de chercher un sens. On veut comprendre, trouver une explication, un responsable. C’est humain. Notre cerveau déteste le chaos, il a besoin de rattacher les points pour se rassurer. On se dit : “Si je comprends comment c’est arrivé, je pourrai l’éviter.”
La peur qui s’installe
Très vite, une peur diffuse s’installe. On imagine le pire : un inconnu, un prédateur tapi dans l’ombre, prêt à frapper. Cette image est terrifiante, et elle colle parfaitement à ce que les films et les séries nous montrent. Mais est-ce vraiment la réalité ?
Les chiffres racontent une histoire différente. Selon la Observatoire de l’Enfance en Danger, la grande majorité des violences sur mineurs sont commises par des proches : famille, amis, voisins. L’inconnu est statistiquement très rare. Pourtant, notre peur se focalise sur lui.
Pourquoi cette distorsion ?
Ce décalage entre notre peur et la réalité s’explique par un mécanisme bien connu des psychologues : le biais de disponibilité. Notre cerveau estime la probabilité d’un événement en fonction de la facilité avec laquelle il lui vient à l’esprit. Un drame médiatisé comme celui de Lyhanna est immédiatement disponible dans notre mémoire, donc notre cerveau le juge plus fréquent qu’il ne l’est.










