Depuis quelques semaines, une rumeur tenace circule sur les réseaux sociaux : les symptômes du mpox (anciennement variole du singe) seraient en réalité ceux du zona, et tout cela serait un effet secondaire du vaccin contre la Covid-19. Avant d’aller plus loin, mettons les choses au clair : cette affirmation est fausse. Mais pourquoi une telle idée a-t-elle émergé ? Et comment expliquer que certaines personnes confondent ces deux maladies ?
Deux virus, des similitudes superficielles
Le mpox et le zona ont en commun de provoquer des éruptions cutanées. Dans les deux cas, on peut voir apparaître des lésions, des vésicules, parfois accompagnées de fièvre ou de douleurs. Mais là s’arrêtent les ressemblances.
- Le mpox est causé par un orthopoxvirus, proche de la variole. Il se transmet par contact direct avec une personne infectée ou avec des animaux porteurs. L’éruption commence souvent sur le visage puis s’étend au corps.
- Le zona est une réactivation du virus varicelle-zona (le même que la varicelle). Il touche généralement une zone localisée du corps, suivant le trajet d’un nerf, et provoque des douleurs intenses avant même l’apparition des boutons.
Alors, d’où vient la confusion ? Probablement du fait que les deux maladies peuvent présenter des vésicules. Mais leur origine, leur évolution et leur traitement sont totalement différents.
Et le vaccin Covid dans tout ça ?
L’idée que le vaccin contre la Covid-19 pourrait provoquer un zona n’est pas nouvelle. En effet, quelques études ont rapporté de très rares cas de zona après vaccination, mais sans lien de cause à effet clair. Les autorités sanitaires, comme l’OMS ou l’ANSM, considèrent que le bénéfice du vaccin l’emporte largement sur ce risque infime. Mais de là à dire que tous les symptômes du mpox seraient en fait des zonas dus au vaccin, il y a un pas que la science ne permet pas de franchir.
En résumé : le mpox et le zona sont deux maladies distinctes, et le vaccin Covid n’a rien à voir avec l’épidémie actuelle de mpox. La confusion naît souvent d’une méconnaissance des symptômes précis et d’une tendance à chercher des explications simplistes.






