Le drame Narovana : un père accuse Death Note
Le dépôt de plainte du père de la jeune Narovana contre le manga Death Note a provoqué une onde de choc à Madagascar et au-delà. Pour ce parent endeuillé, l’œuvre japonaise aurait directement influencé sa fille, la poussant à mettre fin à ses jours. Il réclame son interdiction pure et simple, estimant que ce récit où un carnet permet de tuer n’a pas sa place entre les mains d’enfants.
La réaction des fans : défense de l’œuvre ou déni ?
De l’autre côté, la communauté des amateurs de mangas s’insurge. Beaucoup estiment que Death Note est une fiction destinée aux adolescents et adultes, et que le problème vient d’un manque de vigilance parentale. Selon eux, responsabilité collective face aux mangas ne devrait pas signifier censure. Mais cette position, bien que compréhensible, risque d’occulter des questions essentielles.
Un commerce sans filtre : le vrai problème ?
Au-delà du débat sur le contenu du manga, un fait interpelle : l’absence totale de régulation dans la vente de ces œuvres. Dans de nombreux points de vente à Madagascar, les mangas sont vendus comme des fournitures scolaires, sans aucune mention d’âge ni mise en garde. Des commerçants, guidés par la rentabilité, mettent en rayon des titres à la couverture sombre sans se soucier du public. C’est là que la responsabilité des vendeurs est engagée.














