En juin 2025, une fête d’anniversaire à Ambohimalaza tournait au cauchemar : 33 morts et des dizaines d’hospitalisations. Un an plus tard, presque jour pour jour, 61 personnes sont hospitalisées à Andranoro Antehiroka après un repas collectif. Deux drames qui, mis bout à bout, interrogent sur la fiabilité des études scientifiques menées alors, et sur la limites des preuves factuelles face à la rumeur.
Un parallèle troublant
Dans les deux cas, les victimes ont partagé un repas. À Ambohimalaza, le gouvernement a évoqué un empoisonnement intentionnel, tandis que des experts pointaient le botulisme. Aujourd’hui, les autorités n’ont pas encore communiqué de diagnostic officiel. Mais le schéma est identique : des aliments suspects, des symptômes rapides, une prise en charge médicale massive.
Les chiffres clés de la nouvelle intoxication
- 61 personnes hospitalisées dont 33 à l’hôpital Anosiala (parmi elles, 11 enfants).
- 29 patients à l’HJRA et 2 à Befelatanana.
- 2 cas graves avec complications.
- Prise en charge gratuite par l’État, annoncée par deux ministres.
La psychose collective, un obstacle à la vérité
Sur les réseaux sociaux, les théories d’empoisonnement volontaire fleurissent. Pourtant, les données cliniques préliminaires évoquent plutôt une toxine alimentaire classique. Comme le rappelle un médecin urgentiste :
« Tant qu’on n’a pas les résultats de laboratoire, on ne peut pas conclure. Mais le tableau clinique ressemble à une intoxication alimentaire aiguë, pas à un poison violent. »
Ce biais de confirmation, où l’on cherche des preuves de ce que l’on croit déjà, est bien connu des psychologues. Il est essentiel de rester prudent et d’attendre les analyses officielles.



















