On a tous cette connaissance qui répond « débordé » quand on lui demande comment il va. Être occupé est devenu un signe de valeur, une preuve qu’on est important, qu’on sert à quelque chose. Pourtant, être occupé ne rime pas toujours avec être utile. Passer ses journées à courir après des tâches sans fin peut même devenir contre-productif.
Prenons un exemple concret : vous passez deux heures à répondre à des emails, à trier des dossiers, à assister à des réunions où l’on tourne en rond. À la fin de la journée, vous êtes épuisé, mais qu’avez-vous vraiment accompli ? Souvent, pas grand-chose d’essentiel. L’occupation donne l’illusion du progrès, mais sans impact réel, elle n’est qu’une agitation stérile.
Le problème, c’est que notre société valorise l’activité pour l’activité. On confond vitesse et efficacité. Pourtant, les personnes les plus utiles ne sont pas toujours les plus occupées. Elles savent prioriser, dire non, et se concentrer sur ce qui compte vraiment. Comme le disait Peter Drucker, « Il n’y a rien de plus inutile que de faire avec efficacité ce qui ne doit pas être fait du tout ».
Alors, comment sortir de ce piège ? En commençant par se poser la question : cette tâche que je fais est-elle vraiment utile ? Si la réponse est non, peut-être est-il temps de changer vos habitudes.






