On entend souvent dire que pour réussir, il faut se fixer des objectifs. C’est devenu une sorte de mantra dans le monde du travail, du sport, et même dans la vie personnelle. Mais est-ce que les objectifs sont vraiment toujours motivants ? Pas si sûr.
Prenons un exemple simple. Imaginez que vous décidiez de courir un marathon. Vous vous fixez l’objectif de le faire en moins de 4 heures. Au début, cette idée vous excite, vous vous entraînez dur. Mais au bout de quelques semaines, si vous sentez que vous n’atteindrez pas ce temps, la motivation peut chuter. Vous pourriez même abandonner. L’objectif, au lieu de vous pousser, devient une source de stress et de démotivation.
En fait, tout dépend de comment on aborde l’objectif. Les psychologues distinguent souvent deux types d’objectifs : ceux axés sur la performance (atteindre un résultat précis) et ceux axés sur l’apprentissage (progresser, apprendre). Les premiers peuvent être très motivants pour certaines personnes, mais pour d’autres, ils créent une pression négative. Les seconds, en revanche, sont souvent plus durables et moins stressants.
Une étude de l’Université de Rochester a montré que lorsque les gens poursuivent des objectifs pour des raisons intrinsèques – parce qu’ils trouvent l’activité intéressante ou importante – ils sont plus persistants et plus heureux que ceux qui le font pour des raisons extrinsèques, comme la pression sociale ou la récompense.











