Un principe révolutionnaire : apprendre au système immunitaire à reconnaître le cancer
Le BNT116 est un vaccin à ARN messager (ARNm) développé par BioNTech, la société allemande devenue célèbre pour son vaccin contre la Covid-19. Mais cette fois, l’objectif est tout autre : entraîner le système immunitaire à traquer et détruire les cellules cancéreuses du poumon. Concrètement, le vaccin contient des instructions génétiques qui permettent à nos cellules de produire une protéine spécifique présente à la surface des tumeurs. Le système immunitaire détecte alors cette protéine comme une menace et déclenche une réponse ciblée.
Une cible précise : le cancer du poumon non à petites cellules
Ce type de cancer représente environ 85 % des cancers du poumon. Le vaccin cible des protéines tumorales spécifiques, ce qui permet d’attaquer les cellules cancéreuses tout en épargnant les cellules saines. Contrairement à la chimiothérapie qui agit de façon large, l’ARNm offre une approche personnalisée et moins toxique.
Les essais de phase 1 : sécurité d’abord
Lancés en août 2024, ces essais impliquent 130 patients dans 7 pays : Royaume-Uni, États-Unis, Allemagne, Espagne, Pologne, Hongrie et Turquie. L’objectif principal est d’évaluer la sécurité et la tolérance du vaccin. Les participants reçoivent plusieurs doses sur plusieurs semaines, et les médecins surveillent les éventuels effets secondaires. Les premiers résultats sont attendus avec impatience.








