Le gaslighting est une forme de manipulation mentale où une personne amène une autre à douter de sa propre perception de la réalité. Concrètement, le manipulateur va nier des faits, minimiser des émotions ou même réécrire l’histoire pour faire perdre pied à sa victime. Par exemple, si vous dites « Tu m’as dit ça hier », l’autre répond « Mais non, tu inventes, tu es trop sensible ». Petit à petit, vous finissez par ne plus vous fier à votre propre jugement.
Ce terme vient d’une pièce de théâtre puis d’un film, « Gaslight », où un mari manipule son épouse en baissant l’intensité des lampes à gaz tout en niant le changement. La femme croit alors devenir folle. Aujourd’hui, le mot est utilisé dans les relations amoureuses, familiales, professionnelles, voire politiques.
Mais le gaslighting est-il vraiment une pratique rare ? Beaucoup pensent que c’est un phénomène marginal, réservé à des cas extrêmes. Pourtant, des études récentes montrent qu’il est plus courant qu’on ne le croit. Une enquête de l’université de Stanford a révélé que près de 40% des femmes et 30% des hommes déclarent avoir subi au moins une forme de gaslighting dans leur vie.











