Face aux enquêteurs, Jérôme Barella oppose un mur de silence ou des déclarations incohérentes. Pourtant, son ADN a été retrouvé sur le corps de Lyhanna, 11 ans. Comment expliquer ce déni face à l’évidence ? La psychologie nous éclaire.
Le déni : un bouclier mental inconscient
Le déni est un mécanisme de défense bien connu en psychologie. Il permet à l’esprit de refuser une réalité trop douloureuse ou menaçante. Pour Jérôme Barella, reconnaître les faits reviendrait à accepter une image de lui-même insupportable : celle d’un pédocriminel meurtrier. Le déni agit comme une protection psychologique temporaire, mais qui peut devenir permanente chez certains profils.
Dissonance cognitive : quand les actes contredisent l’image de soi
Un autre concept clé est la dissonance cognitive. Si Barella se perçoit comme une personne normale, commettre un acte aussi horrible crée un conflit intérieur insoutenable. Pour le réduire, il nie les faits, même si cela signifie mentir aux enquêteurs et à lui-même. Ce mécanisme est souvent observé chez les criminels qui refusent d’admettre leur culpabilité, malgré des preuves accablantes.
Profil psychopathique : absence d’empathie et manipulation
Les enquêteurs décrivent un suspect « très difficile ». Ce comportement peut correspondre à un profil psychopathique. La psychopathie se caractérise par une absence d’empathie, un égocentrisme extrême et une tendance à la manipulation. Pour un psychopathe, nier est une stratégie rationnelle : il ne ressent ni honte ni culpabilité, et cherche seulement à éviter les conséquences. Son silence n’est pas un signe de souffrance, mais un calcul froid.
Les signaux corporels ignorés
Il est frappant de constater que Barella avait déjà fait l’objet de neuf signalements pour agressions sexuelles. Comme le rappelle l’article sur les signaux corporels ignorés, notre corps envoie des alertes que nous négligeons souvent. Dans cette affaire, les signaux d’alerte étaient pourtant nombreux, mais ils n’ont pas été suffisamment pris en compte.
Décisions sous saturation cognitive
Face à la pression des enquêtes, un suspect peut aussi prendre de mauvaises décisions sous saturation cognitive. Le stress intense altère la capacité de jugement. Mais dans le cas de Barella, son attitude semble plus calculée qu’impulsive.














