En janvier 2026, la France a été secouée par une double tragédie. Camélia, 17 ans, et une autre adolescente de 15 ans se sont donné la mort à quelques jours d’intervalle. Leurs histoires, marquées par un l’impact des réseaux sociaux et un harcèlement scolaire impitoyable, ont mis en lumière une réalité glaçante : les adultes voient-ils vraiment ce qui se passe sous leurs yeux ?
Un phénomène en forte hausse
Selon Santé publique France, les tentatives de suicide chez les adolescentes ont bondi de près de 80 % en cinq ans. Une augmentation spectaculaire, en partie liée aux séquelles psychologiques de la pandémie de Covid-19. Mais derrière ces chiffres, il y a des visages, des prénoms, des vies brisées.
Le rôle des réseaux sociaux
Dans le cas de Camélia, le harcèlement ne s’arrêtait pas aux portes du collège. Sur TikTok et Instagram, les moqueries et les menaces continuaient, 24 heures sur 24. « Les jeunes d’aujourd’hui vivent une pression permanente, sans répit », explique la psychologue clinicienne Marie Dupont. Les parents, souvent démunis face à ces outils numériques, peinent à mesurer l’ampleur du phénomène.
Un sentiment d’isolement absolu
Ce qui frappe dans ces drames, c’est le sentiment d’isolement exprimé par les adolescentes. Elles se sentent seules, incomprises, sans aucun adulte vers qui se tourner. « Personne ne m’écoute, personne ne me croit », confiait Camélia dans une lettre retrouvée après son décès. Ce cri du cœur interroge sur notre capacité collective à tendre l’oreille.














