On entend souvent dire que la dopamine est l’hormone du bonheur. Dans les magazines, les réseaux sociaux, et même dans certaines vidéos de développement personnel, on nous répète que pour être heureux, il faut booster sa dopamine. Mais cette idée est en réalité très simpliste, et même trompeuse.
La dopamine est un neurotransmetteur, c’est-à-dire une substance chimique qui permet aux neurones de communiquer entre eux. Elle est produite dans plusieurs zones du cerveau, notamment dans une région appelée l’aire tegmentale ventrale. Son rôle est bien plus nuancé que de simplement nous rendre heureux. En réalité, la dopamine est surtout liée à la motivation, à l’anticipation d’une récompense, et à l’apprentissage par renforcement. Elle nous pousse à agir pour obtenir quelque chose que nous désirons, plutôt que de nous procurer une sensation de bonheur durable.
Par exemple, quand vous avez très faim et que vous sentez l’odeur d’un bon plat, votre taux de dopamine augmente. Ce n’est pas le plat lui-même qui provoque cette hausse, mais l’anticipation du plaisir que vous allez ressentir en le mangeant. Une fois que vous avez mangé, la dopamine redescend. Si la dopamine était vraiment l’hormone du bonheur, elle resterait élevée après avoir obtenu ce que l’on voulait. Mais ce n’est pas le cas.
Cette confusion vient probablement du fait que la dopamine est impliquée dans le circuit de la récompense, un ensemble de structures cérébrales qui nous poussent à répéter des comportements bénéfiques pour notre survie, comme manger, boire ou se reproduire. Mais le plaisir ressenti est en réalité lié à d’autres substances, comme les endorphines ou la sérotonine. La dopamine, elle, est plutôt le moteur qui nous fait chercher la récompense.











