On entend souvent cette phrase : « Les likes activent la dopamine dans le cerveau ». C’est devenu une explication toute faite pour justifier notre attirance pour les réseaux sociaux. Mais est-ce vraiment vrai ?
Prenons un exemple concret. Vous postez une photo, vous recevez des notifications. Vous ressentez une petite satisfaction. On vous dit que c’est la dopamine, le fameux « neurotransmetteur du plaisir ». Sauf que les choses sont plus complexes.
En réalité, la dopamine n’est pas seulement liée au plaisir. Elle est surtout impliquée dans l’anticipation et la motivation. Quand vous attendez un like, c’est l’attente qui active la dopamine, pas le like lui-même. Et encore, les études récentes montrent que cet effet est très limité.
Un chercheur en neurosciences, John Salamone, explique même que la dopamine est davantage liée à l’effort qu’à la récompense. Bref, le lien entre likes et addiction chimique est loin d’être aussi fort qu’on le prétend.
Alors pourquoi cette idée persiste ? Parce qu’elle est simple et qu’elle flatte notre besoin de trouver des explications biologiques à nos comportements. Mais la réalité est plus nuancée.











