On entend souvent dire que les écrans fragmentent notre attention, nous rendent incapables de nous concentrer longtemps. Pourtant, regardons les choses en face : un joueur d’échecs en ligne peut rester des heures devant son écran, totalement absorbé. Un développeur peut passer sa journée à coder sans décrocher. Un étudiant peut regarder une série complexe en VO sans perdre le fil.
Le problème, ce n’est pas l’écran en lui-même, mais ce qu’on y fait. Un écran n’est qu’un outil. C’est comme dire que les livres nuisent à la concentration parce qu’on peut sauter d’un chapitre à l’autre. L’important, c’est le contenu et notre intention.
Ce qui tue vraiment la concentration, c’est la multitâche : passer d’une application à l’autre toutes les deux minutes. Mais ça, on peut le faire aussi avec des papiers sur un bureau. La différence, c’est que l’écran rend la tentation plus immédiate. Mais avec de la discipline, on peut très bien utiliser un écran pour un travail profond.
D’ailleurs, de nombreuses personnes créatives utilisent des outils numériques pour entrer en état de flow : écrire un roman, composer de la musique, retoucher des photos. L’écran devient alors un allié.






