Le bon stress : mythe ou réalité scientifique ?
Le terme bon stress, aussi appelé eustress, est souvent utilisé pour décrire un stress perçu comme bénéfique. Mais que disent les preuves scientifiques ? Décryptage d’une notion populaire.
Origine et définition
Le concept a été introduit par l’endocrinologue Hans Selye dans les années 1970. Il distingue l’eustress (stress positif) de la détresse (stress négatif). L’eustress est associé à des défis motivants, comme une compétition sportive ou une présentation importante.
Mécanismes physiologiques
Face à un stresseur, le corps libère du cortisol et de l’adrénaline. À doses modérées, ces hormones améliorent la concentration et la performance. Une analyse complète des études montre que l’eustress active le système nerveux sympathique de manière transitoire, sans les effets délétères d’un stress chronique.
Vrai ou faux ?
- Vrai : L’eustress peut améliorer la productivité et la résilience.
- Faux : Le bon stress n’existe pas en tant que tel ; c’est la perception et la durée qui déterminent l’impact.
Sources et limites
Les recherches (Selye, 1974 ; Lazarus, 1993) confirment que le stress n’est pas intrinsèquement mauvais. Cependant, la frontière entre eustress et détresse est floue et dépend de l’individu. Une explication nuancée s’impose : le même événement peut être vécu comme positif ou négatif selon le contexte et les ressources personnelles.


