Intolérance : Démêler le vrai du faux
L’intolérance alimentaire est souvent confondue avec l’allergie, mais il s’agit de mécanismes distincts. Contrairement à l’allergie, qui implique le système immunitaire, l’intolérance est une difficulté à digérer certains aliments, généralement due à un déficit enzymatique. Les symptômes (ballonnements, diarrhée, douleurs abdominales) sont souvent retardés et non immédiats.
Origine et mécanismes
L’intolérance la plus fréquente est celle au lactose, causée par un manque de lactase. D’autres intolérances incluent le gluten (maladie cœliaque, qui est auto-immune) ou le fructose. Les causes peuvent être génétiques, acquises (après une infection intestinale) ou liées à l’âge.
Idées reçues et démystification
- Idée reçue : L’intolérance est une allergie. Vrai ou faux ? Faux. L’allergie implique une réaction immunitaire IgE-médiée, tandis que l’intolérance est non immunologique.
- Idée reçue : Les tests de sensibilité alimentaire sont fiables. Analyse complète : De nombreux tests commerciaux (test IgG, analyse capillaire) manquent de preuves scientifiques. Le diagnostic repose sur des tests validés (test respiratoire à l’hydrogène, régime d’éviction suivi d’une réintroduction).
- Idée reçue : L’intolérance au gluten touche tout le monde. Explication : Seule la maladie cœliaque (1% de la population) et la sensibilité au gluten non cœliaque (moins fréquente) sont reconnues. Le régime sans gluten n’est pas bénéfique pour tous.
Sources et recommandations
Pour un décryptage rigoureux, consultez des sources officielles comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Académie de nutrition et diététique, ou des études publiées dans des revues à comité de lecture. En cas de symptômes, un avis médical est indispensable avant d’éliminer des aliments.



